“Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré”: les aveux de Cédric Jubillar face à la justice dévoilés

Après être passé aux aveux par écrit le 6 juillet 2026, permettant à la dépouille de Delphine d’être enfin retrouvée, Cédric Jubillar a été entendu par une magistrate le 15 juillet, livrant un récit glaçant. Des extraits de ce procès-verbal ont été rendus publics par Le Parisien. Retour sur une nuit d’horreur.

Après cinq ans et demi de mensonge, Cédric Jubillar a craqué. Accusé du meurtre de sa femme Delphine, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, l’homme de 38 ans a finalement avoué avoir commis un féminicide. Le 6 juillet dernier, celui qui avait été reconnu coupable en première instance a levé le voile sur sa culpabilité, avant d’indiquer où se trouvait le corps de la mère de ses enfants. Neuf jours plus tard, c’est à l’oral et face à une magistrate désignée par la présidente de la cour d’assises de Haute-Garonne que le père de famille a finalement confirmé sa version. Dans des extraits du procès-verbal publiés ce mardi 21 juillet par Le Parisien, le trentenaire retrace minute par minute le basculement tragique survenu au cœur du domicile conjugal.

Comment se serait déroulée la nuit où Delphine Jubillar a été tuée ?

Réveillé vers 1h du matin, Cédric Jubillar se serait dirigé vers le salon avant d’être interpellé par l’infirmière de 33 ans. C’est après un échange houleux à propos de leur procédure de divorce en cours que la tension est montée. Delphine aurait brandi son téléphone, affichant une photo d’elle dénudée, tout en le rabaissant. “T’es qu’une merde, un toxico de merde, je fais bien de me barrer, personne ne voudra de toi”, lui lance la jeune femme. Jusqu’à cette pique : “Maintenant, je n’ai plus rien à perdre, je peux te l’avouer, j’en ai trouvé un qui me fait mieux l’amour que toi.”, se souvient Cédric Jubillar. L’artisan avoue avoir “vrillé” : Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré. Je lui disais : ‘Tais-toi, tais-toi, je t’en supplie, tais-toi.’ Je voulais que ça s’arrête, qu’elle se taise, je n’en pouvais plus. Quand je faisais ça, elle était en face de moi, je me souviens que je regardais mes pieds car je ne voulais pas croiser son regard. Elle est tombée inerte.

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