Le remède naturel qui affole l’industrie du cancer

8. Le remède naturel qui affole l'industrie du cancer

Il y a quelques années, la célèbre émission américaine 60 minutes a consacré un reportage saisissant à l’histoire d’Allan Smith, un fermier néo-zélandais. Touché simultanément par la grippe porcine, une pneumonie très avancée, une leucémie et le scorbut, ce dernier se trouvait dans un état critique, saignant du nez, de la bouche et des intestins. Estimant son cas totalement désespéré, le corps médical avait prévenu la famille qu’il comptait débrancher les appareils de réanimation.

Face au refus catégorique des proches, ces derniers ont exigé l’administration de hautes doses de vitamine C. Malgré l’opposition virulente et l’incompréhension des médecins de l’unité de soins intensifs, convaincus de l’inutilité de la démarche, la famille a menacé de lancer des poursuites judiciaires. L’hôpital a finalement cédé en administrant deux perfusions de 25 g de vitamine C. En l’espace de quelques heures, l’infection pulmonaire s’est nettement améliorée. Portée à 100 g par jour, la dose a permis à Allan Smith de recommencer à respirer par lui-même.

Le parcours d’Allan Smith a toutefois été émaillé de blocages récurrents. L’arrêt temporaire du traitement par les médecins a provoqué une dégradation immédiate de son état, contraignant la famille à intervenir à nouveau et à compléter le traitement par voie orale. Un mois seulement après son admission, le fermier est sorti de l’hôpital entièrement rétabli. Ce cas exemplaire d’Allan Smith démontre à quel point la vitamine C à haute dose constitue une piste thérapeutique extrêmement sérieuse.

L’origine scientifique et le mécanisme d’action

La découverte de la vitamine C repose sur les travaux du scientifique hongrois Albert Szent-Györgyi, prix Nobel de chimie en 1937, et du double prix Nobel américain Linus Pauling. Leurs recherches ont mis en lumière le lien direct entre la respiration cellulaire, l’oxydation et l’acide ascorbique.

Lors du processus de respiration, l’oxygène provoque une réaction chimique d’oxydation : il accapare des électrons et génère des radicaux libres. Ces molécules instables, privées d’un électron, cherchent à combler ce vide en pilleant les molécules environnantes, provoquant le stress oxydatif qui impacte les surrénales et le système endocrinien. La vitamine C agit en cédant ses propres électrons pour neutraliser ces radicaux libres. Elle permet aux mitochondries de mieux fonctionner et favorise l’homéostasie, c’est-à-dire l’équilibre biologique parfait de la cellule.

Le torpillage des recherches sur le cancer

Dans les années 1970, Linus Pauling et le cancérologue écossais Ewan Cameron ont mené une étude en administrant au moins 10 g de vitamine C par jour en intraveineuse à des patients atteints de cancer à un stade avancé. Les résultats ont révélé une nette amélioration du bien-être, une diminution des douleurs, une amélioration des marqueurs biochimiques et une prolongation de la survie.

Ces résultats impressionnants ont poussé l’Institut national du cancer américain (NCI) à lancer deux études en 1978. Cependant, au lieu de reproduire le protocole par voie intraveineuse, les autorités médicales ont fait le choix d’administrer la vitamine C sous forme de comprimés oraux. Or, la voie intraveineuse s’avère 100 fois plus efficace pour élever la concentration plasmatique de vitamine C, condition indispensable pour agir directement sur les cellules tumorales. Ces études mal conçues ont échoué à montrer des résultats probants, conduisant à l’abandon prématuré du traitement et ancrant chez de nombreux médecins l’idée reçue selon laquelle les antioxydants seraient inutiles, voire néfastes pendant une chimiothérapie.

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