Patrick Bruel toujours en liberté malgré sa mise en examen, des voix s’élèvent : “Il ne peut pas continuer sa vie tranquillement chez lui !”

Alors que l’enquête se poursuit, la décision de laisser Patrick Bruel libre sous contrôle judiciaire suscite une vive controverse. Une prise de position de Stéphanie Chéhab, figure de MetooMedia, relance le débat autour des mesures imposées au chanteur, qui continue de nier les accusations portées contre lui.

L’affaire Patrick Bruel continue de provoquer de vives réactions. Mis en examen le 10 juin dernier pour des faits de viol, tentative de viol et agressions sexuelles, le chanteur a été laissé libre sous contrôle judiciaire à l’issue de sa présentation devant les juges d’instruction. S’il n’a pas été placé en détention provisoire, il reste soumis à un contrôle judiciaire strict : une caution de 500 000 euros, une interdiction de quitter le territoire, l’interdiction d’entrer en contact avec les plaignantes, mais aussi celle de fréquenter des salons de massage. Des décisions qui font tout de même grincer des dents du côté des associations de lutte contre les violences sexuelles. Ces mesures sont jugées trop indulgentes par Stéphanie Chéhab, trésorière de MetooMedia. Invitée dans C dans l’air sur France 5, la militante n’a pas caché son incompréhension face à cette décision.

« C’est quand même extrêmement léger », a-t-elle estimé, évoquant plutôt une assignation à résidence pour encadrer les déplacements du chanteur. « Je m’étonne que Patrick Bruel ne soit pas en détention provisoire », a-t-elle ajouté. La militante dénonce notamment l’attitude de l’artiste depuis le début de la procédure, estimant qu’il serait « dans un déni total ». « Je ne vois pas pourquoi il arrêterait d’agresser, il est encore dangereux », a-t-elle déclaré, jugeant difficilement acceptable qu’il puisse « continuer sa vie tranquillement chez lui » alors que les accusations se multiplient. De son côté, Patrick Bruel conteste fermement l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Ses avocats rappellent que leur client bénéficie de la présomption d’innocence et dénoncent des accusations qu’ils jugent infondées.

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