Affection qui concerne environ 35% des hommes au cours de leur vie, la prostatite se décompose en deux groupes majeurs : les prostatites aiguës et les prostatites chroniques. Parmi elles, on retrouve également plusieurs formes. On fait le point avec un médecin andrologue.
D’après l’Hôpital universitaire de Berne en Suisse, la prévalence de la prostatite chronique chez l’homme est relativement élevée : environ 35% des hommes seront concernés au moins une fois dans leur vie par cette affection. Dans le détail, “environ 5% des syndromes prostatiques sont des prostatites bactériennes chroniques, 65% sont des prostatites non bactériennes et 30% sont des prostatodynies”, indique le site de l’établissement. Car oui, la prostatite chronique se divise en plusieurs sous-catégories.
Mais d’abord, en quoi diffère-t-elle d’une prostatite aiguë ? “La prostatite aiguë cause un vrai choc, en raison de l’infection d’un organe profond”, indique le Dr Marc Galiano. Côté symptômes, elle peut causer de la fièvre et est responsable de douleurs intenses qui remontent dans les reins et peuvent créer un blocage urinaire. “Elles se soignent par trois semaines d’antibiotiques, un traitement long au cours duquel le patient va être épuisé en permanence”, ajoute-t-il. La prostatite aiguë est le résultat d’une infection bactérienne, virale ou fongique, elle-même induite par un geste médical ou un rapport sexuel non protégé.
Une fois le cas de la prostatite aiguë bien compris, il convient donc de différencier trois formes différentes de prostatites :
- la prostatite chronique bactérienne, qui constitue donc 5% des syndromes prostatiques ;
- la prostatite chronique inflammatoire non-bactérienne, soit le type de prostatite le plus courant ;
- la prostatodynie, sans infection et sans inflammation mais avec des douleurs chroniques, soit aujourd’hui la forme la plus compliquée à prendre en charge.
Prostatite chronique : quels sont les symptômes ?
En fonction de la forme qu’elle prend, la prostatite chronique peut causer différents symptômes :
- douleur ;
- pesanteur pelvienne qui irradie au niveau de l’anus ou de la verge ;
- douleurs éjaculatoires ou post-éjaculatoires ;
- présence de sang dans l’éjaculat ;
- brûlures urinaires ;
- picotements au niveau du gland ;
- douleur en position assise…
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