Si Donald Trump est en réalité un hommage âgé, lui se voit comme un jeune adulte athlétique. Le président des États-Unis Donald Trump a célébré ses 80 printemps lors d’une grande fête organisée à la Maison Blanche le 14 juin dernier. Et pour faire une fête à son image, son administration a concocté une célébration pleine de testostérone en l’honneur d’un président pseudo-jeune et sportif : des combats de MMA sur les pelouses de la résidence présidentielle, devant 5000 invités. Car c’est important d’entretenir le mythe : selon le Parisien, le ministre de la Santé Robert F. Kennedy Jr. lui prêterait une « constitution de divinité » et « le plus haut niveau de testostérone jamais vu chez un individu de plus de 70 ans ». « J’ai le tiers de son âge, et je n’arrive pas à suivre », flatte la porte-parole, Karoline Leavitt.
Mais même sous la persuasion de son équipe, l’âge de l’octogénaire interroge la population. En prêtant serment l’an dernier, Donald Trump est devenu le président le plus âgé à entamer un mandat, à 78 ans et 220 jours. Et ses bulletins médicaux ne sont pas à son avantage. Bien que son médecin, membre de son administration, le considère « en excellente santé » et « pleinement apte » à assumer ses fonctions, les faits sont là. 108 kg pour 1,90 m sur la balance, soit 6 kg de plus qu’un an plus tôt : il est à la limite de l’obésité chronique. Mois après mois, de plus en plus d’Américains s’interrogent sur sa capacité à gouverner.