Avant l’annonce du clap de fin de sa quotidienne sur France 3, Flavie Flament s’est exprimé face caméra dans un entretien accordé à Mediapart pour répondre aux dénégations des avocats de Patrick Bruel, qui reconnaissent seulement une «relation épisodique», sans contrainte, «dans les années 1990». Réagissant à ces propos, l’ex présentatrice de Télématin a confié être « absolument sidérée ». « Qu’est-ce qu’on entend par une relation épisodique ? », s’est-elle interrogée, avant de préciser n’avoir vu Patrick Bruel qu’à de très rares occasions. « Je n’ai jamais entretenu une relation, quelle qu’elle soit, avec lui. »
Réitérant son témoignage, elle a notamment raconté le moment où elle a repris conscience, chez le chanteur, après avoir accepté un « thé » : « J’ouvre les yeux, je le vois… Il est en train de me remettre mon pantalon. » Une scène qui, selon elle, s’accompagne d’un profond sentiment de sidération et d’incompréhension. « Mon corps ne répond pas. Je ne comprends absolument rien de ce qui m’est arrivé », a-t-elle indiqué, décrivant un état de choc intense. « À 16 ans, ce n’est pas l’âge d’un viol dans un appartement parisien », ajoute-t-elle avec gravité. En brisant le silence, Flavie Flament souhaite poursuivre sa démarche, consciente des répercussions. « Le prix à payer, je le connais, je l’ai payé déjà une fois et je sais aussi ce qui m’attend », a-t-elle déclaré, déterminée à « donner de l’écho » à la parole des autres femmes qui ont dénoncé les agissements de Patrick Bruel jusqu’ici.